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    Rinascimento

GAUDENZIO FERRARI ET LA RENAISSANCE



Le parcours d’exposition s’ouvre sur unùensemble de sculptures qui racontentles différentes influences qui se sont fait sentir dans l’évolution de l’art dans la Valsesia pendant le 15ème siècle. Les œuvres, provenant d’églises et d’oratoires du territoire, ont été réunies dans la Pinacothèque avec la volonté « d’accueillir les trésors éparpillés dans la Vallée », l’un des principes fondateurs de l’ancien Musée.

Un premier groupe d’objets relève d’un style de matrice nordique et témoigne des échanges passés entre différentes cultures comme celle de la communauté Walser, minorité ethnique de culture allemande qui occupa durablement la Haute Valsesia.En font partie les quatre Bustes de Saintes, qui se rapprochent du style de l’artiste Nikolaus Weckmann le Vieux ( documenté à Ulm de 1481 au 1526), et la tablette de dévotion privée avec le Christ couronné d’épines , renvoyant à la technique du peintre flamand Dieric Bouts (1415-1475 environ) et arrivée au Mont Sacré dans l’antiquité.


Un deuxième groupe de sculptures en bois renvoie à l’activité d’artistes anonymes actifs dans le Piémont oriental : de Saint Jean Evangéliste à la Vierge à la rose, encore liés à un style archaïque, jusqu’au Crucifix en provenance de Alagna.
 

Le Mont Sacré, bâti à la fin du 15ème siècle, a un impact décisif sur le milieu artistique de la Valsesia, catalysant l’attention d’artistes « étrangers » et facilitant la fusion entre la culture locale et les nouveautés lombardes contemporaines. La Tête masculine en bois d’auteur inconnu, en provenance de l’une des plus anciennes chapelles, et les sculptures de la Pierre de l’Onction, attribuées aux frères Giovanni Pietro et Giovanni Ambrogio De Donati (documentés en Lombardie 1478-1530 ; 1484-1515) à la tête d’un atelier actif dans les territoires du duché milanais, reflètent bien cette tendance.

 


Appartiennent au chantier des origines les fresques qui décoraient la niche de l’Assomption de la Vierge qui a été exclue du parcours de visite à partir des années trente et qui se trouve actuellement sur le flanc de la montagne, en bas du téléphérique. La chapelle, bâtie après 1493, accueillait les fresques de l’Assomption de la Vierge, installées aujourd’hui dans la pinacothèque et attribuées à l’atelier des peintres de Milan Scotto et au jeune Gaudenzio Ferrari (1475/1476-1546).
 


C’est à ce dernier que l’on attribue le tableau de la Crucifixion (postérieur à 1497), qui se trouvait à l’origine dans le couvent de Varallo de Santa Maria delle Grazie juste après l’engagement « sacromontano » de l’artiste. La Tête de l’homme au chapeau rouge qui évoque les « têtes de caractère » de Léonard de Vinci et la Tête de jeune, appartenaient probablement à la même fresque, représentant peut-être un martyre de saint Sébastien, et datées autour de 1505. Les deux fragments, toujours attribués au peintre de Valduggia, affectés par le climat artistique de Milan à l’époque des Sforza, sont à mi-chemin entre la culture de Butinone et celle de Bramantino.



On considère comme dotées de plus de maturité la Tête de Frère Léon(1507-1509) et la Tête de Saint Pierre Martyre (1515-1520), cette dernière ayant récemment été attribuée à l’artiste de Novara Sperindio Cagnoli, disciple et actif collaborateur de Gaudenzio, à partir du carton du maitre. Cest ce que suggère la ressemblance avec le frère Léon dans la fresque de Saint François reçoit les Stigmates peint par Ferrari pour la chapelle homonyme au Mont Sacré vers 1515 -1517. Plus tardives sont les tablettes avec les Docteurs de l’Église (1529), qui se trouvaient à l’origine dans l’estrade du polyptyque de Gattinara.
 


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